Mardi 1 septembre 2009
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COMPOSITION
« Le clown, c’est la naissance du con, la connaissance. »
C’est sur cette phrase lors d’un stage que suivait Cyrille Atlan, que les Considérations ont pris racine.
Con. « De cunus, la vulve, c’est du latin », nous rappelle le texte. Ce mot a d’abord cheminé dans l’esprit de Cyrille comme une question : pour une femme, le con,
qu’est-ce que cela peut vouloir dire? Est-ce une insulte, une conspiration de la gent masculine autour de la femme? Une constante dans le cycle des générations? Cela pourrait devenir autre chose
qu’une humiliation? Quelque chose comme un bijou, au sens où celui-ci renvoie la lumière du désir? Peut-être même… le siège de l’extase — de ek-stasis, être hors de, c’est du grec?
Cette tentative de comprendre, sans consentir à la représentation dominante, Cyrille Atlan l’a transformée en désir de poser des mots sur la chose. Une année de
gestation, à jouer avec les locutions du « con », à fouiller les arcanes du langage, à déconstruire les associations d’idées pour élaborer un lexique féminin personnel, pour rebâtir un autre
sens, expressément audible, de ces locutions.
En parallèle cheminaient les questions de la difficulté d’être femme/mère, de se sentir libre avec son propre corps, de la nécessité de transcender le quotidien par
l’acte créatif.
Jean-Christophe Balestra s’est imprégné de l’univers littéraire de Cyrille Atlan pour composer la musique.
Chaque instrument a sa place selon l’ambiance de la scène. Les mélodies font écho à l’histoire et ont une place prépondérante dans le déroulement du récit.
Les chansons utilisent la métaphore pour laisser l’imaginaire du spectateur vagabonder et ponctuent ainsi la narration.
CONTEXTE
Dominique, une femme parmi toutes les femmes, écrit son histoire et se questionne sur la chose bordée dans ses jupes : son Con.
Insulte ou dôme divin? Fossé saccagé ou calice du désir?
Un compère musicien l’accompagne dans ses récits cocasses.
La musique élève le discours.
Le piano, le cajon et le saxophone colorent le plateau. Musiques de cabaret, rythmes espagnols, blues, valses endiablées ponctuent les aventures de
Dominique.
De la narration à la chanson, ce savoureux périple conté oscille entre les images tragiques de la détresse et la vision comique de la naïveté.
Régie humaine et artistique : Béatrice FAURE
Création lumières : Christophe DEFLORENNE
Photos : Jean MAZELIER
Graphisme : MIKA
Costumes : KATI
Production : L’AGORA-THEATRE
Avec la complicité bienveillante d’Anne-Marie CHARLES et de Georges PIGASSE